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Le point sur les marchés

19 novembre 2019

À la merci des fluctuations des marchés

Les fluctuations des marchés pourraient devenir plus éprouvantes pour les investisseurs.

Nous devrions désormais être habitués à voir alterner les gros titres positifs et négatifs concernant le commerce international. À mesure que la fin de l’année approche, les marchés continuent de passer de l’enthousiasme au scepticisme à propos de la première phase d’une possible entente entre la Chine et les États-Unis. Malheureusement, pour l’instant, rien, ou presque, ne permet de prédire avec assurance quel scénario l’emportera.

Au moins, les banques centrales en Amérique du Nord se montrent un peu plus prévisibles. Comme on s’y attendait largement, la Réserve fédérale américaine a réduit le taux cible des fonds fédéraux, en le ramenant de 1,75 % à 1,5 %. Il s’agit de la troisième baisse de taux depuis juillet. D’autres banques centrales lui ont emboîté le pas, ce qui a permis d’assouplir les conditions financières, de rassurer les investisseurs et, nous l’espérons, de relancer l’activité économique.

De son côté, la Banque du Canada a maintenu son taux cible du financement à un jour à 1,75 %, tout en désignant les conflits commerciaux et l’incertitude qui en découle comme une source importante de risque pouvant entraîner d’autres baisses de taux à l’avenir. La dégradation des échanges commerciaux a pesé sur les perspectives de la Banque du Canada pendant un certain temps. Cette dernière a d’ailleurs réduit une fois de plus ses prévisions de croissance mondiale, qui passent à 2,9 % pour 2019, sur fond de ralentissement des investissements des entreprises et de l’activité manufacturière à l’échelle mondiale.

En examinant l’économie canadienne de plus près, on constate que la croissance du PIB de 3,7 % au deuxième trimestre n’est spectaculaire qu’en apparence. Certaines données plus précises ne sont pas aussi positives : les déséquilibres régionaux persistent, les investissements des entreprises sont faibles depuis un certain temps et, exception faite d’un rebond inhabituel au dernier trimestre, les exportations continuent de donner peu de signes de vie. Le fait que l’essoufflement des importations a permis de limiter l’impact global sur le commerce n’inspire guère confiance.

Sur une note positive, les dépenses des ménages font preuve de résilience, la situation solide de l’emploi et la hausse des salaires stimulant la consommation. De plus, le secteur du logement semble s’être stabilisé, soutenu en partie par la tendance descendante des taux d’intérêt depuis l’automne 2018.

Néanmoins, l’activité économique a décéléré, la croissance s’étant affichée à 0,0 % et 0,1 % en juillet et août 2019 respectivement. Dans l’ensemble, une croissance de 1,5 % est attendue pour 2019, mais cela n’a rien de bien emballant. Le plus remarquable est la longue liste de facteurs qui pourraient faire augmenter ou diminuer cette estimation.

Bien que les consommateurs canadiens demeurent résilients, nous gardons un œil sur la vigueur du marché du travail, les données sur l’emploi d’octobre ayant déçu, avec environ 2 000 pertes d’emplois. Même si les premières données n’établissent pas fatalement une tendance et que l’augmentation des salaires demeure robuste, il faudra surveiller cette situation de près au cours des prochains mois. Un autre élément à surveiller est la récente hausse des taux d’intérêt, qui a fait remonter le coût du service de la dette et les taux hypothécaires.

Du côté des investissements des entreprises et des exportations nettes, la liste de facteurs s’allonge. Alors que les taux d’intérêt américains ont baissé, les taux canadiens sont devenus relativement plus concurrentiels, ce qui a attiré des capitaux étrangers, exercé une pression à la hausse sur le dollar canadien et mis un frein aux exportations.

Bien entendu, l’incertitude entourant la réglementation du secteur de l’énergie et les politiques commerciales mondiales persiste. La Banque du Canada a inclus un scénario de recrudescence des tensions commerciales dans son rapport de politique monétaire d’octobre, qui indique un risque à la baisse élevé pour la croissance, les prix des produits de base et le dollar canadien.

Dans ce contexte, nous devons nous attendre à d’autres fluctuations des marchés internationaux et à des revers occasionnels. Espérons qu’il y aura de la lumière au bout du tunnel.


Le présent commentaire contient des renseignements sommaires publiés à titre indicatif par Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. Bien qu’il ait été préparé à partir de sources considérées comme fiables, Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. ne peut en garantir l’exactitude ou l’exhaustivité. Ce document vise à fournir des renseignements généraux qui ne doivent pas être considérés comme des conseils de placement ou des conseils financiers, fiscaux ou juridiques s’appliquant à des cas particuliers. Les points de vue exprimés sont ceux de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement l’opinion de Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. Il est à noter que les énoncés prospectifs contenus dans ce commentaire sont de nature spéculative et il est déconseillé de s’y fier. Rien ne garantit que les événements envisagés dans ces énoncés auront lieu, ou qu’ils se dérouleront de la manière prévue. Veuillez obtenir l’avis d’un conseiller professionnel avant de prendre une décision en fonction des renseignements qui figurent dans ce commentaire.

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