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Le point sur les marchés

19 mars 2019

Budget fédéral 2019

Dans le budget 2019, Bill Morneau, le ministre des Finances, propose un certain nombre d’initiatives sociales et vise, notamment, l’accessibilité à la propriété.

Dans le budget de l’an dernier, le gouvernement avait été prudent en raison des négociations controversées de l’ALENA et du régime fiscal américain plus concurrentiel pour les sociétés. Mais dans le budget 2019, Bill Morneau, le ministre des Finances, propose un certain nombre d’initiatives sociales et vise, notamment, l’accessibilité à la propriété. Il a aussi déclaré que le gouvernement offrirait des programmes de formation professionnelle pour aider les Canadiens à s’adapter à l’évolution du marché du travail. De plus, il a pris des mesures supplémentaires pour la mise en place d’un régime national d’assurance-médicaments.

Selon Michelle Connolly, directrice, fiscalité et planification successorale, le budget garde le cap en annonçant des placements stratégiques et l’utilisation ciblée des recettes fiscales accrues générées au cours de la dernière année. L’objectif du gouvernement, déclare-t-elle, est de maintenir la croissance économique à long terme (pour affronter les vents contraires). L’autre option, dit-elle, serait de rembourser la dette et de faire des coupes dans l’aide et les services du gouvernement. Selon Mme Connolly : «Le budget de 2019 annonce des placements stratégiques et des dépenses ciblées qui mettent l’accent sur les Canadiennes et les Canadiens, pas sur les sociétés.

Morneau a présenté son budget dans un contexte de ralentissement économique au Canada et dans le monde. Cependant, les recettes de l’État ont été plus élevées que prévu et on s’attend à ce que le déficit de 2019 atteigne 19,8 milliards de dollars. Ce montant devrait chuter et passer à 9,8 milliards de dollars en 2023-2024. En pourcentage du PIB, la dette prévue de l’État passerait de 30,4 % à 28,6 % en 2023-2024. Parmi les pays du G7, le Canada a le ratio dette nette-PIB du Canada le plus bas.

L’accent sur les programmes sociaux s’harmonise avec les propositions antérieures du gouvernement visant à améliorer la situation de la classe moyenne au pays. «Nous vivons dans un monde qui change rapidement», a déclaré M. Morneau dans son discours sur le budget. «Les Canadiens comprennent que… Tout ce qu’ils demandent est d’avoir la chance de faire leur chemin dans ce nouveau monde avec l’aide du gouvernement pour bâtir un bel avenir pour eux, leurs enfants et leurs petits-enfants.»

Ce qui n’est pas dans le budget

Bien que des programmes de formation professionnelle puissent améliorer la compétitivité du pays, le budget n’a pas abordé l’impôt des sociétés, lequel est devenu un sujet de préoccupation après que les États-Unis ont baissé leurs taux. La décision de maintenir le statu quo fait en sorte qu’actuellement, les taux d’imposition des sociétés sont plus élevés au Canada qu’aux États-Unis. «Je crois qu’il s’agit d’une occasion manquée de stimuler l’économie canadienne», déclare Sadiq Adatia, premier directeur des placements à Placements mondiaux Sun Life. «Des impôts moins élevés sont l’un des éléments qui ont aidé l’économie américaine.»

Vous trouverez ci-dessous des précisions sur les initiatives du budget 2019:

  • Aide pour les propriétaires : La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) aidera les acheteurs d’une première propriété en offrant un prêt hypothécaire avec participation de 10 % de la valeur d’une habitation nouvellement construite ou de 5 % de la valeur d’une habitation existante. Les familles dont le revenu du ménage dépasse 120 000 $ par année ne seront pas admissibles. De plus, le prix de l’habitation ne doit pas dépasser un certain plafond.
  • Aide financière pour le recyclage professionnel :L’Allocation canadienne pour la formation pourrait être utilisée pour rembourser jusqu’à la moitié des frais de cours ou d’inscription à un programme de formation, avec un plafond viager de 5 000 $.
  • Prochaines étapes pour l’assurance-médicaments : Afin de rendre les prix des médicaments sur ordonnance plus abordables, le gouvernement souhaite créer une agence qui collaborerait avec les provinces pour développer un plan visant à coordonner l’achat de ces médicaments.
  • Aide pendant la retraite :Un certain nombre d’initiatives ont été proposées, notamment l’augmentation de l’exemption pour les prestataires du Supplément de revenu garanti (SRG), laquelle passerait de 3 500 $ à potentiellement 15 000 $ en revenu. Deux nouveaux types de rente ont été présentés, lesquels visent à offrir souplesse et protection contre le risque lié à la longévité.
  • Limitation des avantages liés aux options d’achat d’actions :Une nouvelle loi fiscale appliquera un plafond annuel de 200 000 $ aux options d’achat d’actions qui ont reçu un traitement fiscal préférentiel dans le cas des employés de grandes entreprises bien établies et matures (probablement les sociétés cotées).
  • Promotion des voitures électriques : Les personnes qui achèteront un véhicule zéro émission dont le prix de détail est de moins de 45 000 $ recevront un incitatif de 5 000 $. De plus, le gouvernement appuiera l’élargissement du réseau des stations de charge et de ravitaillement.

Depuis le début de l’année, avant la publication du budget 2019, l’indice S&P 500 avait commencé à monter. Mais Sadiq Adatia se montre prudent en faisant remarquer que les risques qui ont entraîné la volatilité extrême dans la deuxième moitié de 2018 sont toujours présents.

La croissance mondiale, y compris l’économie indicatrice de la Chine, continue de ralentir. De plus, les États-Unis et la Chine n’ont pas encore réglé leur différend commercial. En Europe, les négociations prolongées entourant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne se poursuivent.

Malgré une bonne croissance de l’emploi au Canada, l’économie du pays montre aussi des signes de ralentissement. Selon M. Adatia, les données positives récentes sur l’emploi masquent un certain nombre de préoccupations. «Bien que certaines des mesures budgétaires puissent aider, explique M. Adatia, nous croyons que la correction que nous avons commencé à voir dans le marché de l’habitation, l’endettement élevé des consommateurs et le prix faible du pétrole pourraient avoir des effets négatifs sur l’économie.»

L’économie des États-Unis est la seule grande économie qui se porte bien en ce moment. Mais le prolongement de la période de rendement record de l’indice S&P 500 pourrait dépendre de la réussite des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine et du rythme des hausses des taux d’intérêt.

Manifestement, le marché veut qu’une entente soit conclue. Il y a souvent une reprise après de bonnes nouvelles sur le commerce entre les États-Unis et la Chine et une braderie après de mauvaises nouvelles. Le marché a connu une hausse lorsque la Réserve fédérale américaine a adopté une attitude plus conciliante envers les hausses des taux d’intérêt en début d’année. Cependant, selon M. Adatia, si des données économiques solides obligent la Réserve à accélérer le rythme des augmentations de taux, nous pourrions connaître plus de volatilité.

Les perspectives pour les taux d’intérêt au Canada sont moins certaines. La Banque du Canada a indiqué qu’elle souhaite continuer ses efforts visant à normaliser les taux et pourrait s’appuyer sur la croissance du nombre d’emplois. Comme nous l’avons fait remarquer, certaines des mesures budgétaires pourraient stimuler la croissance. Mais comme l’économie ralentit, M. Adatia croit que la Banque du Canada fera preuve de prudence dans les mois à venir.

Les marchés réagissent au climat d’incertitude qui persiste et cela pourrait faire augmenter la volatilité. «Les investisseurs devraient travailler avec un conseiller financier pour bâtir un portefeuille diversifié qui convient à leur tolérance au risque et qui met l’accent sur les placements à long terme», déclare M. Adatia.


Ce document est publié par Placements mondiaux Sun Life et les renseignements y sont présentés en résumé. L’information est fournie à des fins informatives uniquement et ne doit en aucun cas tenir lieu de conseils particuliers d’ordre financier, fiscal, juridique ou comptable ni en matière d’assurance et de placement. Les opinions exprimées concernant une société donnée, la sécurité, l’industrie ou des secteurs du marché ne doivent pas être considérées comme une indication d’intention de réaliser des opérations visant un fonds de placement géré ou sous-conseillé par Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. Ils ne doivent pas être considérés comme des conseils de placement ni des recommandations d’achat ou de vente.

L’information contenue dans ce document provient de sources considérées comme fiables à la date de leur publication, mais aucune garantie, explicite ou implicite, n’est donnée quant à son exactitude et à sa pertinence. Les fonds de placement se négocient quotidiennement et les mesures présentées peuvent changer en tout temps sans préavis. Ce document peut contenir des déclarations prospectives sur l’économie et les marchés, leur rendement futur, leurs stratégies ou perspectives. Les énoncés prospectifs contenus dans ce rapport ne garantissent pas les rendements futurs. Ils sont de nature spéculative et aucune décision ne doit être prise sur la foi de ces derniers.

Veuillez vous adresser à des conseillers professionnels comme votre conseiller financier ou votre conseiller fiscal, et consulter le document du budget publié par le gouvernement du Canada pour obtenir des précisions avant d'agir sur la foi de ces renseignements.

© Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc., 2019.

La société Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. est membre du groupe Financière Sun Life.

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