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Le point sur les marchés

30 octobre 2019

La BdC maintient son taux – la Fed réduit le sien

La Banque du Canada peut-elle encore s’abstenir de hausser le taux d’intérêt?

Pour contrer le ralentissement de l’économie mondiale, près de 30 banques centrales ont abaissé leur taux d’intérêt cette année. Mais pas la Banque du Canada (BdC). Elle a même adopté un ton moins conciliant que ses homologues, dont la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne qui elles poursuivent la réduction progressive de leur taux.

Le 30 octobre, lors la dernière rencontre de son conseil de direction, la BdC a décidé de maintenir son taux directeur à 1,75 %. Au même moment, la Fed abaissait son taux à un jour pour la troisième fois depuis juillet, l’établissant entre 1,50 % et 1,75 %. Depuis cette dernière baisse, le taux directeur de la Fed s’approche de celui de la BdC.

L’économie canadienne tient le coup – pour l’instant

Étant donné les indicateurs économiques solides, le gouverneur Stephen Poloz a pu maintenir le taux. La croissance du marché de l’emploi a été vigoureuse; 135 000 emplois ont été créés en août et en septembre. Le marché immobilier au ralenti, qui était source de préoccupations, semble s’être stabilisé. En effet, la baisse des rendements obligataires a entraîné une légère diminution des taux hypothécaires. L’inflation se chiffre tout juste sous la cible fixée par la BdC. Puis, malgré la guerre commerciale Chine/États-Unis, le monde des affaires demeure optimiste.

La prochaine rencontre du Conseil de direction de la BdC aura lieu en décembre. Tous les marchés seront à l’affût de l’issue. D’ici là, si on en croit plusieurs économistes, l’incidence défavorable du ralentissement de la croissance mondiale sur l’économie canadienne sera démontrée. Poloz pourrait alors difficilement s’opposer à une baisse du taux, que ce soit en décembre ou en début d’année prochaine.

En effet, les prévisions économiques de la BdC font état d’un ralentissement de la croissance pour le deuxième semestre. Son estimation de la croissance pour le troisième trimestre a été revue à la baisse : elle est passée de 1,5 % à 1,3 % (taux annualisé). Pour le quatrième trimestre, elle prévoit aussi un taux de croissance annualisé de 1,3 %.

La BdC a indiqué que les répercussions de la guerre commerciale États-Unis/Chine pourraient être très dommageables pour les investissements de sociétés et les exportations – deux activités économiques qui devraient entrer en phase de contraction. De plus, elle souligne que le ralentissement à l’échelle mondiale a fait reculer le prix des produits de base, un autre coup dur pour l’économie canadienne.

La décision de la BdC de maintenir le taux directeur – même si la Fed y va d’une baisse – a soutenu le dollar canadien. En effet, la valeur du huard s’établit autour de 0,75 $ US. Si la BdC continue de s’abstenir de hausser son taux, le dollar canadien devrait rester relativement fort comparativement aux autres monnaies.

Les grandes banques centrales et leur principal taux directeur

Ce graphique illustre les taux directeurs des banques centrales du monde entier. Il montre qu’à 1,75 %, celui de la Banque du Canada est l’un des plus élevés.

La Fed peut-elle résister à Trump?

Les trois baisses de taux depuis juillet ne sont pas suffisantes selon Trump, qui exige de la Fed des réductions plus marquées et plus fréquentes. Dans un tweet, il a qualifié les gouverneurs de la banque centrale de «crétins» et réclamé qu’ils instaurent des taux d’intérêt négatifs, visiblement pour refinancer la dette de 22 billions de dollars du gouvernement américain.

Malgré cela, le président de la Fed Jerome Powell a indiqué qu’il n’y aurait pas d’autres baisses de taux durant ce cycle de marché.

Depuis la réduction de taux de la mi-septembre, certains indicateurs économiques montrent un ralentissement de la création d’emplois. La guerre commerciale États-Unis/Chine est néfaste pour le secteur manufacturier et les investissements de sociétés. Cela dit, l’économie américaine est toujours en croissance. Il reste à voir si les dernières baisses de taux permettront d’éviter une récession et de garder la Fed passive.


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