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Le point sur les marchés

05 juillet 2018

Le point sur les marchés | T2 2018

Nous demeurons favorables aux actions américaines puisque l’économie américaine bénéficiera à court terme des tensions commerciales dont elle dicte les règles, mais la volatilité des marchés à l’échelle mondiale continuera d’être la nouvelle norme.

Cette boîte grise a été ajoutée le 11 juillet à la suite de la décision de la Banque du Canada de hausser les taux d’intérêts. La mise à jour sur les marchés au T2 débute à la section «Points saillants» ci-dessous (opinions au 5 juillet).

Le 11 juillet, la Banque du Canada a haussé son taux directeur de 0,25 %, portant le taux à 1,50 %. Lisez Cinq points à retenir de la hausse des taux de la BdC pour de plus amples renseignements.


Points saillants

  • Les tensions liées au commerce mondial s’intensifient
  • Les résultats sont mitigés sur les marchés boursiers
  • La Réserve fédérale américaine augmente ses taux d’intérêt alors que la Banque du Canada fait une pause
  • Les prix du pétrole brut montent à plus de 73 $ US le baril
  • Les taux de rendement des obligations canadiennes et américaines grimpent
  • Le dollar canadien chute juste au-dessus des 0,75 $ US

Commerce mondial : la preoccupation dominante

Le commerce mondial était au cœur des préoccupations durant le trimestre, le président américain Donald Trump ayant menacé d’imposer de nouveaux tarifs douaniers. En soumettant les exportations chinoises à des frais de douane supplémentaires de 50 milliards de dollars, il s’attaquait à la fois à l’ALÉNA et à la Chine. La Chine a riposté, mais Trump a évoqué la possibilité d’augmenter de nouveau les droits de douane de 200 milliards de dollars. En fin de compte, c’est une guerre que la Chine ne peut pas gagner, car avec son surplus commercial annuel de 375 milliards de dollars par rapport aux États-Unis, elle a bien plus à perdre.

Le Canada n’a pas échappé aux foudres du président Trump, ce dernier ayant réagi avec colère aux propos du premier ministre Justin Trudeau au sommet du G7 en juin. La situation s’est envenimée lorsqu’un des conseillers de Trump a dépassé les bornes en déclarant qu’il y avait une «place spéciale en enfer» pour Trudeau. Il s’est excusé par la suite, mais cela a mis en évidence les tensions commerciales croissantes. 

Malgré tout, la plupart des marchés nord-américains ont continué de progresser, même s’ils sont devenus volatils vers la fin du trimestre. Les marchés émergents quant à eux, la Chine en particulier, ne s’en sont pas aussi bien tirés.

Sur une note positive, la rencontre du président Trump avec le leader nord-coréen Kim Jong-un s’est mieux déroulé que prévu, même si l’incertitude plane toujours sur les décisions qui ont véritablement été prises.

Sur le plan des taux d’intérêt, la Réserve fédérale américaine a augmenté ses taux et adopté un ton agressif, laissant entendre que d’autres hausses sont à prévoir cette année. La Banque du Canada a quant à elle fait preuve de moins de conviction, décidant de marquer une pause durant le trimestre. Bien qu’il soit possible qu’elle décide d’agir en juillet, les spéculations vont bon train quant à savoir si elle annoncera ou non d’autres hausses cette année.

L’indice composé S&P/TSX gagne du terrain

Au Canada, l’indice composé S&P/TSX a rebondi, tout comme les prix du pétrole. Bien que des inquiétudes subsistent en ce qui concerne la santé de l’économie canadienne, certaines d’entre elles semblent s’être atténuées, l’indice ayant atteint un sommet historique en juin (tableau 1).

En Europe, l’instabilité politique en Italie ainsi que l’incertitude entourant la sortie définitive de la Grande-Bretagne de l’Union européenne a ébranlé la confiance des marchés. Même si les données économiques demeurent assez bonnes, on craint que la croissance ait atteint son point culminant. Si l’on ajoute à cela les tensions commerciales actuelles, il n’est pas surprenant que les marchés aient reculé.

Marqués par le repli de l’Inde et de la Chine, les marchés émergents ont dégringolé au cours du trimestre. En Inde, les enjeux politiques ont nui aux actions et la croissance économique a ralenti. En Chine, les marchés ont réagi négativement au différend commercial avec les États-Unis.

Dans l’ensemble, on observe toujours une bonne croissance économique, mais il ne fait aucun doute que le risque a augmenté. Cela dit, nous nous attendons tout de même à ce que les marchés boursiers terminent l’année avec un gain.

Tableau 1: L'indice composé S&P/TSX atteint un sommet historique

Ce graphique compare les rendements des marchés boursiers du monde entier au deuxième trimestre de 2018.

Source: Bloomberg

Économie canadienne : la situation s’améliore-t-elle?

Pour la première fois en sept ans, je crois que oui, la situation économique du Canada s’améliore. Il convient toutefois de mettre les choses au clair : je ne suis pas optimiste; seulement un peu moins pessimiste. Les risques potentiels pour l’économie demeurent à peu près les mêmes, c’est-à-dire les failles du marché immobilier, le niveau record d’endettement des consommateurs et les tensions commerciales persistantes.

Cependant, malgré les messages contradictoires de la Banque du Canada en ce qui concerne les taux d’intérêt, nous estimons qu’il y a de bonnes chances que la diminution des dépenses des consommateurs ne soit pas aussi prononcée que prévu en 2018. Par ailleurs, même si l’on observe des signes de ralentissement des ventes, ce qui devrait entraîner une baisse des prix des biens immobiliers (surtout à Toronto et à Vancouver), l’atterrissage ne devrait pas être trop brutal. Enfin, les valorisations boursières semblent plus raisonnables au Canada que dans d’autres parties du monde.

La hausse des prix du pétrole des derniers mois devrait stimuler l’économie canadienne. Le prix du brut s’est maintenu autour des 65 $ US le baril avant de monter juste au-dessus des 73 $ US le baril en fin de trimestre. L’annonce récente de l’OPEP quant à une augmentation marginale de la production de pétrole a été bien reçue par le marché et pourrait même avoir un effet positif sur les actions du secteur de l’énergie. Jusqu’à maintenant, toutefois, le rendement des titres de ce secteur a été décevant compte tenu des prix du pétrole à l’heure actuelle (tableau 2).

Nous anticipons une légère hausse de l’indice composé S&P/TSX, mais il demeurera probablement volatil étant donné l’incertitude entourant l’ALÉNA et la politique de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt.

Tableau 2: Retard du secteur de l'énergie malgré la hausse des prix du pétrole

Ce graphique illustre les rendements des diverses catégories d’actifs de l’indice composé S&P/TSX au deuxième trimestre de 2018. La première place revient au secteur de l’énergie.

Source: Bloomberg

Les rendements des obligations canadiennes demeurent volatils

Les rendements des obligations canadiennes ont légèrement augmenté au deuxième trimestre, malgré de nombreux soubresauts. Le taux de l’obligation du Canada à 10 ans a commencé le trimestre à 1,76 % et l’a terminé à 1,90 %. Les taux des obligations du Trésor américain à 10 ans ont enregistré un gain de 3 % avant de terminer le trimestre à 2,85 %, une hausse de 12 points de base. La tendance haussière aux États-Unis est attribuable aux solides données économiques et à l’augmentation des taux d’intérêt. Nous nous attendons à ce que les taux obligataires continuent d’augmenter dans les deux pays en 2018.

Économie américaine : les tensions commerciales feront-elles dérailler la croissance?

De nombreux investisseurs se demandent si les différends commerciaux ralentiront la croissance économique aux États-Unis. Pas selon nous. Les consommateurs américains semblent toujours très confiants, la création d’emplois se maintient et l’incidence positive des baisses d’impôts sur l’économie est toujours tangible. Les bénéfices demeurent également élevés, et bien que les actions soient légèrement surévaluées, leurs prix ne sont pas grossièrement exagérés.

Cela nous ramène aux enjeux liés aux tensions commerciales actuelles et à leurs conséquences sur l’économie. Nous continuons de croire qu’à court terme, les États-Unis sortiront gagnants d’une éventuelle guerre commerciale puisque ce sont eux qui ont le plus de munitions et qui dictent les règles. Lorsqu’il est question de commerce, personne ne veut plier, mais en même temps, personne ne veut vraiment se mesurer aux États-Unis parce que leur rôle est crucial pour la plupart des économies. Voilà pourquoi nous pensons que les marchés boursiers américains poursuivront leur croissance.

Les marchés internationaux pourraient déraper

La plupart des données recueillies en zone euro semblent normales, mais rien n’indique que la croissance pourrait s’accentuer. Certains estiment qu’elle a atteint son point culminant, mais il est trop tôt pour que nous puissions nous prononcer. Aussi, l’instabilité politique qui règne en Italie et la conclusion du Brexit, toujours en suspens, poussent les entreprises à limiter leurs investissements en Europe. Par conséquent, nous avons récemment réduit notre surpondération en actions européennes pour adopter une position plus neutre.

Marchés émergents : au cœur d’une guerre commerciale

La performance des marchés émergents a laissé à désirer au deuxième trimestre, les marchés chinois ayant été durement touchés par la guerre commerciale opposant les États-Unis et la Chine. Les données économiques fondamentales ne sont pas mauvaises en Chine, mais les enjeux commerciaux créent beaucoup d’incertitude. D’autres marchés ont également été en difficulté, notamment l’Inde, où la croissance stagne et l’incertitude politique est de plus en plus forte. Puisque les tensions commerciales risquent davantage de s’intensifier que de s’atténuer, nous réduisons notre position dans les marchés émergents, tout en conservant une surpondération.

Perspectives : les marchés boursiers devraient continuer de progresser

Nous adoptons toujours une position légèrement optimiste sur les marchés boursiers, mais demeurons très conscients du risque accru.

Nous plaçons principalement notre confiance dans le marché américain, car il semble que l’économie se porte bien, et même si les enjeux commerciaux créent beaucoup de vagues, les États-Unis en sortiront gagnants à court terme. Les bénéfices des entreprises sont toujours solides et la confiance des consommateurs demeure élevée. Par conséquent, nous faisons preuve d’un léger optimisme en ce qui concerne les actions américaines.  

Pour ce qui est de l’Europe, nous sommes moins confiants qu’auparavant. Les données économiques restent assez bonnes, mais nous devons prendre en compte que le risque politique a augmenté et que la question du Brexit n’est toujours pas réglée. Nous avons donc réduit notre pondération à nouveau ce trimestre et adoptons maintenant une position plutôt neutre en actions européennes.

Au Canada, le rebond des prix du pétrole a eu l’effet d’un baume et l’économie a mieux tenu le coup que prévu. L’incidence qu’auront le marché immobilier et l’endettement des consommateurs sur l’économie dépendra grandement des décisions que prendra la Banque du Canada quant aux taux d’intérêt. L’avenir de l’ALÉNA est également incertain. Nous estimons que des risques demeurent, même s’ils se sont légèrement atténués (sauf sur le plan commercial). Dans cette optique, et compte tenu des valorisations actuelles, nous sommes passés d’une sous-pondération à une position neutre au Canada pour la première fois depuis environ sept ans.

Les tensions commerciales persistantes sont un obstacle important pour les marchés émergents et cela rend les prévisions à long terme difficiles. C’est pourquoi nous croyons que ces marchés offrent peu d’avantages à court terme, et même si notre position est toujours surpondérée, nous l’avons réduite pour l’instant.

Le dollar canadien a clôturé le trimestre tout juste au-dessus des 0,75 $ US. Comme nous nous attendons à ce que les États-Unis relèvent leurs taux d’intérêt plusieurs fois et qu’une certaine incertitude persiste concernant l’ALÉNA, nous ne nous attendons pas à d’importantes fluctuations du dollar canadien par rapport à son homologue américain. Toutefois, la conclusion d’une entente dans le cadre de l’ALÉNA entraînerait une appréciation du huard.

Les taux de rendement des obligations devraient continuer de monter au Canada et aux États-Unis en 2018, ce qui risque d’être négatif pour les marchés obligataires. Cela dit, vu la volatilité croissante des marchés boursiers, les obligations conservent une place précieuse à l’intérieur des portefeuilles.

Dans l’ensemble, nous sommes toujours satisfaits des données fondamentales économiques à l’échelle mondiale, mais à la lumière de la volatilité des marchés et des tensions commerciales croissantes, nous prenons des mesures pour réduire le risque dans certaines régions. Pour l’instant, les actions nous inspirent un léger optimisme, surtout du côté des États-Unis. Même si nous ne sommes pas aussi confiants à l’égard des obligations, nous privilégions les titres canadiens dans cette catégorie.


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