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Le point sur les marchés

11 décembre 2018

Un monde inondé de pétrole

L’équipe de gestion de portefeuilles à PMSL se penche sur ce qui s’est passé dans le marché pétrolier en 2018 et sur ce que l’avenir pourrait nous réserver.

L’offre et la demande. Ce sont les deux seules choses qui comptent dans l’industrie du pétrole. En novembre, le pétrole Brent de la mer du Nord et le pétrole West Texas Intermediate (WTI), les principaux points de référence au monde pour le prix du pétrole, ont connu leur pire mois en 10 ans, leur cours chutant de plus de 20 % après avoir frôlé les 80 $US le baril le 31 octobre. La raison? Les principaux pays pétroliers au monde produisaient du pétrole au taux record de 100 millions de barils par jour, faisant gonfler les stocks et dégringoler les prix.

Pour les producteurs de pétrole au Canada (surtout dans le secteur du pétrole lourd), la chute des prix était encore plus préoccupante. Le prix du pétrole lourd canadien de référence, soit le Western Canadian Select (WCS), est moins élevé que celui du pétrole WTI. Cet écart de prix, qui découle du coût élevé du raffinage du pétrole lourd, s’est creusé. À un moment donné, le prix du pétrole canadien avait chuté à moins de 14 $US le baril, un écart de presque 40 $US.

Hausse de la production, ralentissement de la demande

Le pétrole qui a inondé les marchés mondiaux est le résultat d’une forte augmentation de la production de pétrole, principalement aux États-Unis, en Russie et dans les pays membres de  l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), lesquels se trouvent surtout au Moyen-Orient. Des décisions politiques ont aussi contribué à la situation lorsque les États-Unis ont imposé des sanctions contre l’Iran. D’abord, la Russie et l’Arabie saoudite, entre autres, ont augmenté leur production pour remplacer le pétrole iranien. Mais les États-Unis ont ensuite accordé des exemptions à un certain nombre de pays qui importent du pétrole iranien, notamment la Chine. Par conséquent, lorsque le pétrole iranien est revenu sur le marché, il y a eu surabondance.

Comme on prévoit un ralentissement de la croissance de la demande et d’autres chutes de prix, des représentants de l’OPEP et de la Russie (qui ne fait pas partie du cartel pétrolier) se sont réunis à Vienne le 7 décembre. Ils se sont entendus sur une réduction de la production d’environ 1 million à 1,4 million de barils par jour. L’Arabie saoudite, le principal producteur de l’OPEP, procédera à la réduction la plus importante et la Russie se chargera d’une grande partie du reste.

Les États-Unis, le principal pays producteur de pétrole au monde, se sont opposés à toute intervention sur le marché. Le président Donald Trump a conseillé vivement au gouvernement saoudien de laisser les vannes ouvertes pour que les prix restent bas. Mais l’accord conclu à Vienne a presque immédiatement fait monter le prix du pétrole de près de 6 %.

Réseau ferroviaire pour le pétrole en Alberta

Le jour précédant la réunion de l’OPEP, la première ministre de l’Alberta Rachel Notley a déclaré qu’à 14 $US le baril, l’Alberta vendait son pétrole à vil prix. Elle a donc imposé une réduction obligatoire de 350 000 barils par jour, ce qui représente environ 8,7 % de la production. Ensemble, les réductions de l’OPEP et de l’Alberta ont fait grimper le prix du pétrole WCS. Le 10 décembre, le pétrole WTI se vendait aux alentours de 51 $US le baril et le pétrole WCS, presque 33 $US le baril.

Bien que l’accord de l’OPEP ait apporté un certain soulagement aux producteurs de pétrole canadiens, d’autres problèmes persistent qui pourraient éroder les prix. En premier lieu, le manque de capacité  des pipelines a causé l’accroissement des stocks lorsque la production a augmenté. L’Alberta estime qu’elle produit environ 250 000 barils par jour de plus que la quantité qui peut être expédiée par l’entremise du réseau de pipelines et du réseau ferroviaire existants. Environ 35 millions de barils de pétrole étaient stockés en Alberta — le double ou presque du niveau normal. 

Le Canada est le quatrième producteur de pétrole au monde et 98 % de ses réserves se trouvent en Alberta. Comme on s’attend à ce que la production canadienne augmente pour passer à 5,6 millions de barils par jour d’ici à 2035 (soit une augmentation de 33 % par rapport à la production de 2017), le problème lié au transport ne fera que s’aggraver. La nouvelle ligne 3 d’Enbridge, qui reliera l’Alberta au Midwest des États-Unis, fournira un certain allègement lorsqu’elle ouvrira à la fin de l’année prochaine. Mais le pipeline de Trans Mountain jusqu’à Vancouver et le pipeline Keystone XL, lequel transporterait le pétrole albertain jusqu’à la côte du golfe du Mexique aux États-Unis, demeurent dans une situation incertaine d’un point de vue environnemental et juridique.

Dans l’espoir d’atténuer le problème d’offre, l’Alberta déboursera jusqu’à 350 millions de dollars pour acquérir 7 000 wagons et 80 locomotives, ce qui permettra de transporter 120 000 barils supplémentaires de pétrole par jour. Selon les analystes, bien que cette mesure puisse améliorer la situation à court terme, les problèmes entourant les pipelines doivent être résolus pour mettre fin à la crise de l’offre.

Prévision à long terme : la demande augmentera

Entre-temps, l’Agence internationale de l'énergie s’attend à ce que la demande de pétrole demeure plutôt stable en 2019, à un taux d’environ 100 millions de barils par jour. Cependant, la demande mondiale devrait augmenter graduellement au cours des 20 prochaines années au fur et à mesure que le besoin en pétrole, surtout en Chine et en Inde, stimulera la demande.


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