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Leadership éclairé

21 mars 2019

Les nombreuses nuances des placements peu volatils

Les placements peu volatils offrent un potentiel de hausse tout en réduisant le risque de baisse.

Avec la remontée des taux d’intérêt, la volatilité est de retour. Les stratégies de placement à faible volatilité peuvent représenter une solution, mais elles ne sont pas toutes conçues pour faire face au contexte de hausse des taux d’intérêt. Les approches actives peuvent permettre une plus grande diversification du portefeuille durant les périodes de volatilité, voire offrir des occasions plus nombreuses.

Le retour de la volatilité

Une année 2018 agitée après une année 2017 calme

Ce graphique illustre la volatilité médiane et maximale de 2017 à 2018, mesurée d’après l’indice de volatilité du CBOE. La volatilité était faible en 2017 mais beaucoup plus forte l’année suivante, avec des pics en février et en décembre.

La volatilité est de retour. En extrapolant les données de l’indice de volatilité du CBOE (VIX), souvent appelé « indice de la peur », on voit que l’année 2017 a été marquée par une absence de peur particulière. La médiane du VIX a été inférieure à sa médiane historique de 18 (ligne pointillée). En fait, même le pic de volatilité de 2017 (partie gauche du graphique) a été inférieur à la médiane historique. En 2018, nous avons connu deux pics de volatilité, l’un en février et l’autre en octobre-novembre.

Le pic de février a entraîné la fermeture d’importants fonds négociés en bourse qui avaient parié contre la volatilité. Celui d’octobre-novembre a été provoqué par une aggravation des tensions géopolitiques, alors que la Réserve fédérale des États-Unis relevait ses taux d’intérêt, vendait des obligations sur le marché ouvert et ne remplaçait plus les obligations échues.

Ces cinq dernières années, la faiblesse historique des taux d’intérêt a atténué la volatilité, créant une « marée montante qui a soulevé tous les bateaux ». L’augmentation des coûts d’emprunt a toutefois entraîné un regain de volatilité, les investisseurs ayant réévalué le risque lié à leur portefeuille et leur stratégie de répartition de l’actif.

Historiquement parlant, il n’est pas rare que le S&P 500 dégage un rendement négatif sur 3 ans. En fait, de 1972 à la fin de 2018, un peu moins d’un quart des rendements en glissement sur 3 ans ont été négatifs. De 2013 à 2018, il n’y a eu aucune période négative de trois ans. Le rendement en glissement sur 3 ans le plus faible de cette période a même dépassé 5 %. Cela coïncide avec les mesures d’assouplissement quantitatif adoptées à l’échelle mondiale. Le resserrement quantitatif en cours a marqué un retour de la volatilité, de sorte que le biais anormalement positif des rendements bénéficie d’un moindre soutien. Autrement dit : prudence!

Ce graphique illustre la fréquence à laquelle le S&P 500 dégage certains rendements en glissement sur 3 ans. Il est divisé en 2 périodes, soit de 1972 à novembre 2018 et de 2013 à novembre 2018. Les rendements en glissement sur 3 ans affichant la fréquence la plus élevée de 2013 à novembre 2018 vont de 15 à 20 %. Ceux affichant la fréquence la plus élevée de 1972 à novembre 2018 vont de 5 à 10 %.

Après une perte, il faut un gain démesuré pour revenir au seuil de rentabilité

Les investisseurs sont donc confrontés à un dilemme. D’un côté, ils veulent éviter une période prolongée de rendements négatifs. De l’autre, ils ne veulent pas rater l’occasion de réaliser des gains.

Une solution consiste à investir dans des sociétés peu volatiles d’un point de vue historique. En détenant un portefeuille d’actions peu volatiles, les investisseurs peuvent continuer de participer au marché tout en réduisant le risque de baisse.

Ce graphique illustre le gain que doit enregistrer un placement pour être rentable après une perte. Un gain de 11 % est requis si la perte est de 10 %. Un gain de 25 % est requis si la perte est de 20 %. Un gain de 43 % est requis si la perte est de 30 %. Un gain de 67 % est requis si la perte est de 40 %.

Si les actions peu volatiles comportent généralement un risque de baisse moindre, elles ont aussi tendance à réduire le potentiel de rendement. Cependant, comme leurs pertes peuvent être moins prononcées, elles offrent tout de même un potentiel de surperformance sur un cycle de marché. En effet, plus le rendement est négatif, plus le gain nécessaire pour revenir au seuil de rentabilité est élevé. Par exemple, un portefeuille qui perd 10 % doit dégager un rendement de 11 % pour retrouver le seuil de rentabilité, soit une différence de 1 %. Si la perte est de 40 %, le gain nécessaire est de 67 %, soit une différence de 27 %. Des pertes moindres peuvent donc se traduire par une surperformance sur l’ensemble du cycle.

Stratégies passives et actives : le recul n’est pas un outil de prévision

Sans surprise, le marché offre tout un éventail de stratégies à faible volatilité, qui vont des approches simples et passives à celles qui combinent des modèles quantitatifs à une sélection des titres et à une gestion de portefeuille actives. Une stratégie passive se fonde sur le recul : on investit dans les sociétés qui présentent la plus faible volatilité historique. Habituellement, elle privilégie les secteurs des biens de consommation de base, des télécommunications et des services publics. Les sociétés de ces secteurs produisent des flux de trésorerie réguliers, mais offrent peu de possibilités de croissance, et leurs titres sont généralement considérés comme des substituts des obligations.

Cependant, dans un contexte de hausse continue des taux d’intérêt, une concentration excessive dans les secteurs sensibles aux taux peut ne pas réduire la volatilité. De plus, une stratégie passive peut faire en sorte que les fondamentaux des sociétés ne sont pas pris en compte en temps réel, mais à la date de rééquilibrage. Une stratégie à faible volatilité passive peut donc représenter un compromis : on opte pour la simplicité tout en acceptant une diversification et des possibilités plus restreintes.

Une approche active pour une plus grande diversification

MFS Investment Management, de Boston, qui gère le Fonds d'actions mondiales à faible volatilité MFS Sun Life, emploie une approche active. Elle divise l’univers de placement en 10 déciles (le 10e décile étant le plus volatil), mais n’investit que dans les 6 premiers déciles. Comparativement aux outils habituels de sélection passive, cette approche permet une plus grande diversification à l’échelle des secteurs et des pays. L’équipe fixe également une pondération maximale dans les différents secteurs et pays, en fonction de la moyenne sur 5 ans de leur indice de référence respectif.

L’équipe de MFS recourt à l’analyse tant qualitative que quantitative pour attribuer une note mixte à chaque action. Les notes sont ajustées en fonction de l’opinion des analystes et la pondération d’un portefeuille se fonde sur la note mixte.

En général, les approches à faible volatilité suscitent davantage d’intérêt pendant les périodes de volatilité. Cependant, il vaut peut-être la peine d’envisager ces approches durant toutes les périodes car, en l’absence de boule de cristal, on ne sait jamais quand le vent peut tourner.


Les placements effectués dans des parts de série F du fonds ne donnent pas lieu à des courtages ni à des commissions de suivi, mais ils peuvent donner lieu à des frais de gestion et à d’autres frais. Veuillez lire le prospectus avant de faire un placement. Les taux de rendement indiqués correspondent aux rendements globaux composés annuels historiques qui prennent en compte les variations de la valeur unitaire et le réinvestissement de toutes les distributions, mais ne prennent pas en compte les commissions d’achat et de rachat, les frais de placement ni les autres frais optionnels ou l’impôt sur le revenu payable par un porteur de titres, frais qui auraient eu pour effet de réduire le rendement. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement antérieur ne constitue pas une indication de leur rendement futur.

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